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Virgilismes

 

Par : Regina Coyula | 17 octobre 2012 | La Mala Letra

J’ai lu tellement de Virgilio Piñera en cette année de centenaire, et j’ai même écrit quelques travaux sur le

sujet. Mais Virgilio se serait bien moqué de l’absurdité nationale. Nous avons perçu à travers les bobards

et les ragots, et aussi, à travers Granma, qu’en dépit de la sélection de ses œuvres et des lettres qu’il

reçoivent, nous a offert cette histoire virgilienne qui orne la section des Lettres à la direction, vendredi

dernier.

« Avant tout, mon remerciement sincère pour avoir publié ma lettre le 3 août dernier. Dans cette lettre je

dénonçais ma situation d’avoir été obligée de recenser chez moi deux personnes qui n’ont jamais vécu

chez moi, en même temps qu’ils apparaissent comme « de passage » chez leur mère, avec laquelle ils

vivent depuis leur naissance.

Après la publication de ma lettre. Des inspecteurs du Ministère de l’Intérieur ont vérifié la véracité de ma

plainte, mais rien n’a changé. La justice, après m’avoir déclarée dans la « légalité », m’a laissé tomber.

L’ordre qui s’occupe du CIRP (Carte d’Identité) qui s’obtient que sur demande volontaire et de la part de la

personne concernée, équivaut à un procès,. Quand une personne agit de mauvaise foi, comme si le cas des

gens qui disent habités chez moi, n’a pas gagné mon respect.

Il est réellement inconcevable qu’un cas aussi simple et aussi évident n’ait pas trouvé de solution après

deux ans de gestion, à tous les niveaux.

A. Marín Rodrínguez

Après de telles choses, et pour lui rendre un certain hommage, nous pourrions paraphraser ceux qui disent

que si Kafka avait été Cubain, il aurait écrit habitulisme, pour dire : si Kafka avait été Cubain, il aurait

écrit des Virgilismes.

Traduit par : Aïda

Par : Regina Coyula | 1er Octobre 2012 | La Mala Letra

Ce jeudi dernier, le sujet de la réunion de la revue Thèmes était « Valeurs en crise ? ». Le public était hétérogène, j’ai pu y apprécier de revoir des habitués, des visages jeunes, peut-être attirés par la présence parmi les invités d’Israel Rojas, le chanteur du duo populaire Buena Fe (bonne foi). Les gens présents s’étaient mis d’accord Crises de valeurs est un terme qui est utilisé que très recemment et il n’est pas toujours négatif. Mais ils s’étaient aussi mis d’accord pour dire qu’il y a dans ce terme des valeurs temporelles. Mon impression lors de cette réunion fut que, en ne parlant qu’en mon nom, tous semblent presque s’accorder pour dire que dans notre société il y a une crise des valeurs. Quelques personnes autour de la table et d’autres dans le public ont abordé le problème : ils parlèrent de la corruption des cols blancs. Teresa Días-Canals, professeure à l’université, donna l’exemple de ses classes d’éthiques que ses élèves assimilent à travers la presse. Desiderio Navarro ajouta que la différence entre les valeurs proclamées et les valeurs pratiquées est que les deux touchent la double morale ; mon cousin Mayito Coyula est intervenu en tant que botaniste. Les valeurs « bourgeoises » se sont éffondrées après 1959, et sur ce terrain vague, faute de graines, c’est la mauvaie herbe qui pousse. Rafael Hernández jugea qu’avait été semée l’idée d’égalité, même s’il est clair d’après son intervention que cette égalité est à chaque fois de moins en moins atteignable. Dans le panel d’intervenants : la psychologue Laura X et Monseigneur Carlos Manuel de Céspedes offirèrent des opinions sensées selon deux points de vues opposés. Isreal Rojas apporta sa vision (pas très académique mais très raffraichissante) qui veut que l’honneteté a cessé d’être une valeur admirée. On parla d’étendre les espaces de débat, les valeurs ne se décrètent pas par décret. Alors que j’avais noté mon nom pour prendre le micro, je n’ai ps été appellée, par manque de temps, semble-t-il. J’aurais évoqué le rôle de l’éducation et des médias, j’aurais critiqué une intervention qui disait que le stéréotypes négative sur les professeurs émergents est injuste ; j’aurais évoqué la responsabilité du gouvernement. Sans vouloir tout raconter, je me souviens quand on commençait à parler de courteoisie « proléraire » lorsque le débat tournait autour de l’idée d’égalité des sexes. L’existance de pubs télévisées qui montrent les comportements positifs d’une scité masculinisé dans l’espace public, et privé aussi, sont un effort de renforcer un arbre qui pousse penché. L’impression que j’ai quand je participa à ce genre de réunion est que tous les participants sont capables ddentifier les problèmes et leurs reponsabilités réspectives ; c’est comme quelque chose qui flotte dans la pièce, mais personne n’ose mettre un nom dessus par peur d’être qualifié de provocateur. Autre impression est que les parties implquées du gouvernement n’assistent ou ne s’informent (ou ne s’interessent) pas aux sujets que nous évoquons lors de ces réunions. Il y a des citoyens qui ont des positions idéologiques diverses et qui se préoccupent de ce type de problèmes. N’importe quelle société s’organise de manière spontanée pour dicuter et faire germer des réponses et des solutions. Dans la nôtre, on remarque une fois de plus l’absence de liberté.

Traduit par : Aïda

27 septembre 2012
Lorsque que la machine à laver était une invention du futur, ou lorsqu’elle n’était pas aussi commercialisée
qu’aujourd’hui, laver à la main était un art. Plonger, frotter, rincer, essorer, la mousse blanche, mais
surtout un fuic-fuic-fuic très caractéristique, propre à la manipulation du vêtement entre nos mains,
dénotait la présence d’une laveuse coutumière.
Cela a toujours été une activité féminine, les hommes qui se sont vus obligés de laver à la main, avec leur
position hésitante des mains, n’ont pas assimilé le riturl de l’essorage multiple, de cette fameuse
manipulation accompagnée par son fuic-fuic-fuic.
À mon époque, lorsque j’étais pensionnaire de ces inutiles Écoles à la Campagne, à la fin des années 60,
ma voisine de lit était Silvia, une demoiselle noire qui avait 3 ans de plus que moi, elle était jolie et
coquette. Silvia passait la semaine avec les cheveux enroulé dans des bigoudis qui, grâce à un câble
électrique, pivotaient. Toutes les nuits avant de s’allonger, sans un seul miroir, Silvia faisait tourner ses
rouleaux. Le samedi, elle se lavait la tête et remettait ses bigoudis, et c’est seulement le dimanche qu’elle
les retirait pour les exhiber à sa mère et son fiancé, ce qui marquait la fin de la semaine.
Mais mon admiration pour Silvia venait de ses lavages à la main, elle arrivait à faire revivre le blanc des
chemises avec lesquelles elle allait au champ. Ma mère me changeait les draps, les serviettes et les
pantalons toutes les semaines, mais le reste je devais le laver moi-même. J’essayais d’imiter la technique
de Silvia et ses cha cha cha, mais que nenni. Mes pulls étaient ruinés, tandis que ceux de Silvia
étaient impeccables.
J’ai ensuite appris le fameux essorage, jusqu’à entendre l’exacte musique du fuic-fuic-fuic. J’ai découvert
que le son n’a rien à voir avec l’efficacité du lavage. Mais le fuic-fuic-fuic est un son qui me réconforte.
Traduit par : Aïda

Le triomphe des médiocres

5 octobre 2012

Carricature de Garrincha, prise sur internet.

Carricature de Garrincha, prise sur internet.

Par courrier électronique, cette seconde et efficace manière que nous avons, nous Cubains, de recevoir l’information, m’est parvenu un bref travail attribué à plusieurs auteurs, mais qui est envoyé de manière anonyme.

Le triomphe des médiocres est le titre et il se réfère à la situation espagnole. En omettant certains paragraphe ou référence spécifique, il décrit aussi parfaitement notre situation. Je deviendrais une vieille critique, mais ce que je vois autour de moi ne m’enchante guère. Le mauvais goût et la vulgarité ne se trouvent pas seulement dans les paroles de chansons : les modes vestimentaires, le comportement social, la détérioration des services, le mauvais fonctionnement de l’éducation et de la santé, l’aigreur de la politique et des politiques ; une liste que je laisse à tout un chacun de compléter, mais prenez en compte que c’est la médiocrité qui gagne.

Je n’en ai pas l’antidote. Ils n’existent pas de potions magiques. Mais dans notre cas, l’enfermement dans lequel nous vivons et l’exode qui nous a divisé doivent être pris en compte. Une victoire médiocre.

Le triomphe des médiocres

L’heure est peut-être arrivée d’accepter que notre crise est plus qu’économique, elle va au-delà de ces politiques, de la convoitise des banquiers ou de la prime de risque.

Assumer que nos problèmes ne seront pas résolus par un parti ou un autre, avec une autre batterie de mesures urgentes ou une grève générale.
Reconnaître que le principal problème de l’Espagne n’est pas la Grèce, l’euro ou madame Merkel.
Admettre, pour tenter de le corriger, que nous sommes devenu un pays médiocre.

Aucun pays n’atteint une telle condition du jour au lendemain. Pas non plus en trois ou quatre ans. C’est le résultat d’une chaîne qui commence à l’école et se termine dans la classe dirigeante. Nous avons crée une culture dans laquelle les médiocres sont les élèves les plus populaires au collège, les premiers à être promus dans une entreprise, ceux qui se font le plus entendre dans les médias de communication, et ceux pour qui nous votons lors d’élections, peu importe ce qu’ils font. Parce qu’ils sont des nôtres. Nous sommes tellement habitués à notre médiocrité que nous finissons par l’accepter comme étant l’état naturel des choses. Leurs talents, presque tous réduits au sport, nous servent pour nier l’évidence.

Médiocre est un pays où ses habitants passent en moyenne 134 minutes par jour devant un téléviseur qui montre principalement de la merde.

Médiocre est un pays qui dans toute l’Histoire de sa démocratie n’a pas donné un seul président qui parle anglais ou qui ait les connaissances minimums sur la politique internationale.

Médiocre est l’unique pays au monde qui, dans son sectarisme rance, a même réussi à diviser les associations de victimes du terrorisme.

Médiocre est une pays qui a réformé son système éducatif treize fois en trois décennies jusqu’à placer ses étudiants en bas de la liste du monde développé.

Médiocre est un pays qui n’a pas une seule université parmi les 150 meilleures du monde et force ses meilleurs chercheurs à s’exiler pour survivre.

Médiocre est un pays avec un quart de sa population au chômage qui toutefois trouve plus de motivations pour s’indigner quand les guignols d’un pays voisin se moquent de ses sportifs.

Est médiocre un pays où la réussite de l’autre provoque le recèle, où la créativité est marginalisée (quand elle n’est pas volée en toute impunité), et où l’indépendance est sanctionnée. Un pays qui a fait de la médiocrité la grande aspiration nationale, poursuivie sans complexes par ces milliers de jeunes qui cherchent à participer au prochain concours Gran Hermano (Secret Story), par des hommes politiques qui s’insultent sans apporter d’idées, par des patrons qui s’entourent de médiocres pour dissimuler leur propre médiocrité et par des étudiants qui ridiculisent le camarade qui s’acharne.

Médiocre est un pays qui a été développé en célébrant le triomphe des médiocres, mettant de côté l’excellence jusqu’à ne lui laisser que deux options : s’en aller ou se laisser submerger par l’imparable marée grise de la médiocrité.

Traduit par : Aïda

Texte publié initialement sur le blog du journaliste espagnol David Jimenez (journaliste et correspondant pour El Mundo).

 

Bulletins et ballons

8 octobre 2012

Notre chaîne de télé confirmait le sacrement politique de Hugo Chávez et dédiait de longs heures aux élections du Venezuela, comme si elles étaient nôtres. Aucun Cubain informé par le journal télévisé serait capable d’identifier physiquement Henrique Capriles, encore moins donner son opinion sur son programme électoral. Il est uniquement mentionné comme « le candidat de l’ultra-droite » et son « programme néolibéral ». La continuité du chavisme est vitale pour la continuité du castrisme. J’écris ce petit texte à quatre heures du matin un dimanche et j’abrège en disant qu’il ne s’agit pas d’une élection mais d’une réélection ; mes doutes seront fondés si le président survit jusqu’au prochain mandat , mandat qui ouvre une grande phase d’interrogation sur le continuité du Socialisme du 21e siècle, tout comme l’idée Zuche, personne ne sait de quoi il s’agit.

Après les guerres de sondages qui précède les élections dans ce pays voisin, je ne prétend pas établir une cartographie d’opinion. J’ai vu un groupe de jeunes de tout horizon s’échanger les maillots blancs (Real Madrid) et les maillots blaugrana (FC Barça) qui se dirigeaient vers un hôtel tout proche où pour 2 CUC on pouvait voir la retransmission du clásico sur écran géant et avec l’air conditionné.

L’animation -et par moments, l’animosité- envahissait la ville, et je me suis lancée pour leur demander s’ils savaient quelque chose de ces fameuses élections vénézuéliennes. Une Martienne. Aucun d’entre eux ne répondit avec des mots. Le geste le plus condescendant fut un jeté d’épaules. Certains se réjouiront de ce désintérêt juvénile pour la politique, moi non. La plupart d’entre eux, emportés par la vague, iront voté, voteront blanc ou voteront docilement aux prochaines élections, à NOS prochaines élections, mais aucun ne sera capable d’articuler une réponse, ni individuelle ni collective face à un problème dans leur travail, dans leurs écoles, ou chez eux. Ils appartiennent à une société qui est déjà toute pensée et décidée depuis bien avant leurs naissances ; pour ses jeunes hommes l’envie d’initiative est une déficience. J’ai marché longtemps jusqu’à arriver à une rue en pente. Depuis le sommet de la rue, je voyais d’autres jeunes enthousiastes aux couleurs de leur club favoris se diriger vers le petit hôtel. Je ne paie pas 2 CUC pour quelque chose qui n’est ni nourriture ni produit d’hygiène, c’est pour cela que j’ai acheté du pain à la boulangerie et je suis rentrée à la maison pour ne pas rater le match politique, moi aussi j’ai mon favori.

Traduit par : Aïda

Théorème

19 septembre 2012

Image
L’information sur la déléguée du Pouvoir Populaire de la petite ville de Limones, faisant des déclarations sur Radio Martí, me pousse à énumerer plusieurs conditions :

Cette femme est ignorante pour donner des déclarations à la radio de la “mafia de Miami”,
la déléguée sait que beaucoup de Cubains écoutent Radio Martí et que sa plainte a pu être connue par ses concitoyens.
Les gens n’ont plus peur de Radio Martí.
Le Directeur du Centre de Immuno-essai, né et domicilié dans la capitale, est un des deux députés qui représentent la municipalité de Majibacoa à l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire. Ce scientifique a dû s’éloigner de son laboratoire et voyager jusqu’à Limones pour écouter la demande des gens qu’il représente. Le Conseil d’État n’a pas non plus réglé la question de la plainte des électeurs, encore ignorée par l’instance supérieure.
Le Président de la ANPP est plus attiré par les maux du système administratif  que par ceux des citoyens. Cette déléguée, a épuisé les gestions et a épuisé la patience. COROLLAIRE. Le Pouvoir Populaire, n’a ni le pouvoir, et n’est ni populaire.

Traduit par : Aïda

Apprentissages

17 septembre 2012

Des fois le processus de démocratisation de Cuba me parait plus simple que ce qu’il n’est vraiment. Espace Laïc et le Centre Félix Varela, sous la supervision de l’Église; Thèmes et leurs derniers jeudis du mois en public, la revue Critère et d’autres espaces académiques semblent avoir, non pas la formule magique, mais au moins une idée du “comment”. Dans ces espaces, on écoute souvent des termes comme “participation citoyenne”, “donner plus de pouvoir à la société civile, multipartisme, système électoral, des termes qui convergent tous et se valent dans une démocratie.

Le gouvernement a opté pour la méthode de l’autruche, comme si en regardant ailleurs, les problèmes sujets à des débat dans les forums mentionnés -et dans d’autres forums moins conventionnels mais également actifs- seront résolus, ou au mieux, n’existeraient pas. Cette attitude est essentielle pour le maintien du pouvoir, mais il est irresponsable d’ignorer que cette minorité active, qui se prononce dans les forums ou publics dans des revues à faible tirage et faible distribution, parce que c’est précisément ce groupe de personnes qui pensent et se projettent dans la Cuba future.

D’autre part, le gouvernement a eu une réaction tardive, puisque c’est très récemment qu’on entend parler dans les médias cubains de société civile, comme par exemple, en faisant référence à l’intellectualité artistique sous la UNEAC (Union des Écrivains et Artistes de Cuba). C’était un terme mal compris, pour avoir été utilisé pour faire référence à la longue antériorité des groupes d’opposants, et par ailleurs non-reconnus, groupes qui dans n’importe quel pays normal défendent leur espace sans mériter l’acharnement du gouvernement. Des organisations ne peuvent pas, de quelques manières, écarter les autres, dans cette exclusion il y a implicitement une sorte de racisme politique qui s’avère autant détestable que les autres formes d’exclusion.

Ce que je viens de dire, correspond très bien pour commenter une initiative proposée par l’Observatoire Critique, pour les prochaines élections, de voter avec un D sur le bulletin de vote, initiative qui a reçu beaucoup de critiques. Ce n’est pas un appel à l’insurrection pour prendre le pouvoir. C’est une initiative citoyenne, une de plus qui s’ajoute à la masse des initiatives déjà existantes. Il est bien sûr évident que les bulletins estampillés du fameux D de Démocratie seront comptés comme nuls, mais la présence des citoyens dans leurs bureaux de votes permet de connaître les données de base. Alors plus il y aura de citoyens qui prennent cette initiative, plus intéressante sera la comparaison de ces chiffres avec les chiffres officiels. Le gouvernement pourrait aussi publier dans un tabloïd, de ceux qu’on imprime sans problème, le résultat des votes dans chaque collège du pays, divisés en provinces et municipalités, et mêmes circonscriptions, pour être pointilleux et faire taire ceux qui pensent que le résultat est truqué.

Je me perds dans ces thèmes qui me tracassent beaucoup et qui me posent problème quand je dois écrire, je perds en circoncision. Je me souviens de la blogueuse Yoani Sánchez dans un commissariat de police assisse face à un officier qui la prévient qu’elle est disqualifiée pour dialoguer. Ce fonctionnaire, tout au mieux, ignore que posséder un blog personnel te rend responsable de toi-même et de tes opinions; ce fonctionnaire, tout au mieux, considère comme intérêt politique l’intérêt dans la politique. Ou, tout au mieux, il ne pensait rien du tout et faisait juste son boulot.

Mon fils se lance cette année comme étudiant à la fac, et dans son cours d’introduction au Droit Mercantile, le professeur a mis en avant la nécessité de connaître les lois, les devoirs et droits du citoyen, et face à sa question sur combien d’entre eux avaient lu la Constitution, au moins les gros points, aucun des élève ne leva la main. L’indéfendable que suppose une telle méconnaissance est un cri d’alarme face au futur, parce que j’ai l’impression que ces jeunes ont été soumis à une politisation trop grande et sont devenus immunisés à la politique, et ceci est aussi positif.

Au premier coup d’œil, ces deux exemples peuvent ne pas se ressembler, mais ils sont en relation avec l’exercice de la citoyenneté en tant que droit fondamental. Tout de suite, j’ai remis à mon fils la petite brochure bleue de la Constitution, bien installée sur sa table de chevet. Je ne sais pas si le policier politique qui attaqua Yoani aura appris que dans un dialogue citoyen les interlocuteurs sont élus par leurs représentants. Et que pour octroyer ou nier les droits, il y a la loi.

Traduit par : Aïda

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